Rêve inachevé
à l'aube, les cheminées qui fument,
les sirènes d'usine qui râlent,
elle se réveille, ses yeux s'embrument,
puis elle se lève pour son travail
Elle rentre dans le range de ceux
qui brisent leur vie sur des machines!
qui rentrent le corps terne et crasseux,
les yeux qui dansent de bals en spleen...
A quelle église peut elle se fier
d'esprits malins aux mains tendues?
Elle qui n'a, le soir, pour rêver
qu'un lit, une lampe, et rien de plus...
C'qu'elle rêve c'est d'un grand voyageur,
un qui l'enmène au long cours, qui l'aime!
un qui lui parle toujours d'ailleurs,
et qui l'enmène dans sa bohème...
Mais ce matin son ciel est trsite...
On dit que c'est une question de jour!
Elle sait qu'elle figure sur la liste
de ceux qui seront sans recours
Alors, elle regarde se mains flotter,
le noir sous ses ongles fragiles,
et elle pense que ne plus travailler
ici... c'est devenir inutile...
L'"homme" en costume vient d'arriver
un parisien, un anonyme!
il a dit son nom sans la regarder!
on aurait dit l'ombre d'un triste mime!
Alors, elle regarde ses enfants grandir,
le noir sous leurs yeux de velour...
Elle sait que ce qu'ils vont devenir
n'est déjà plus une question... d'amour!
FIN
(texte et musique L.Artaud)
Cette chanson est particulière puisqu'elle est ma première! Elle fut composée en 1981... Le texte à, quant à lui, pas mal évolué! Au départ il s'agissait de
l'histoire d'une jeune adolescente triste et suicidaire! Quelques années plus tard, trouvant le texte original un peu cucul la praline... je le transformait dans la version actuelle (et un
chouila raccourcit sur cet enregistrement... La version longue sera sur l'album). La musique, elle, est l'originale!
Je pense que toutes (ou presque) mes chansons sont indirectement des digressions de celle-ci... Si je devais n'en garder qu'une ce serait elle!